Programm
eBooks
Service
Über den Verlag


Louis Girard
Lamennais ou le devoir de croire

2010, II/478 S.
Reihe: Europaea Memoria, Reihe I: Studien, 74
ISBN: 978-3-487-14294-4
Lieferbar!

68,00 EUR
(Preis inkl. Umsatzsteuer zzgl. Versandkosten)
Lieferzeit beträgt innerhalb Deutschlands bis zu 7 Arbeitstage / außerhalb Deutschlands bis zu 14 Arbeitstage


 

Beschreibung
Fachgebiete

"Par son enquête minutieuse, son analyse exhaustive des écrits mennaisiens, sa connaissance approfondie des principaux courants théologiques, cet ouvrage s'impose comme l'étude la plus complète et la plus objective sur la personnalité et l'oeuvre du prêtre romantique, figure emblématique de toute une époque et, à certains égards, prophétique de la nôtre." (Jean Dubray, Revue philosophique, 1/2012)

En 1817, un livre paraît, qui porte de rudes coups à la Révolution : l’Essai sur l’indifférence en matière de religion. L’auteur, Félicité de Lamennais y préconise une théocratie où les princes seraient docilement soumis au pouvoir spirituel absolu du pape. Devenu la tête pensante du catholicisme ultramontain, Lamennais va d’abord faire durement la chasse au gallicanisme, qui prône l’indépendance du pouvoir temporel ; mais les princes de la Sainte Alliance ne voient dans la religion qu’un moyen à utiliser pour maintenir leur pouvoir. D’où un radical changement de cap : Lamennais veut que le catholicisme rompe toute solidarité avec les monarchies, et prêche la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Il fait franchement profession de libéralisme. Mais l’épiscopat et la papauté ne sont pas prêts à un tel virage ; Lamennais est condamné ; mais, refusant de se désavouer, publie Paroles d’un croyant. De nouveau condamné, il sort de l’Eglise et rallie le parti républicain, sans quitter le christianisme. Il combat rudement Louis-Philippe, et exhorte le peuple à combattre pour la justice. La prison ne le domptera pas. Pensant le catholicisme décidément irréformable, il élabore une philosophie et une théologie personnelles, et réfléchit à un christianisme adapté à la mentalité scientifique et à l’aspiration à la démocratie.
Lamennais a vécu douloureusement le fossé entre l’Eglise catholique et la mentalité moderne ; il a posé les jalons d’une conciliation possible, qui passerait de toute façon par une transformation profonde de l’institution ecclésiale.

***

Im Jahr 1817 erscheint ein Buch, das der Revolution grobe Schläge versetzt: der Essai sur l’indifférence en matière de religion (Essay über die Indifferenz auf dem Gebiet der Religion). Der Autor Félicité de Lamennais befürwortet darin eine Theokratie, in der die Fürsten der absoluten, spirituellen Macht des Papstes fügsam unterworfen wären. Zum Vordenker des ultramontanen Katholizismus geworden, macht Lamennais zuerst erbarmungslos Jagd auf den Gallikanismus, der die Unabhängigkeit der weltlichen Macht preist; aber die Fürsten der Heiligen Allianz sehen in der Religion lediglich ein Mittel zur Machterhaltung. Daher folgt ein radikaler Kurswechsel: Lamennais fordert, dass der Katholizismus jegliche Verbundenheit mit den Monarchien beendet, und predigt die Trennung von Kirche und Staat. Er bekennt sich freimütig zum Liberalismus. Aber Bischöfe und Papst sind zu einer solchen Wendung nicht bereit; Lamennais wird verurteilt, weigert sich jedoch zu widerrufen und veröffentlicht Paroles d’un croyant (Worte eines Gläubigen). Erneut verurteilt, tritt er aus der Kirche aus und schließt sich der republikanischen Partei an, ohne das Christentum aufzugeben. Er bekämpft Louis-Philippe heftig und ruft das Volk zum Kampf für die Gerechtigkeit auf. Selbst das Gefängnis kann ihn nicht zähmen. Da er den Katholizismus entschieden für nicht reformierbar hält, entwickelt er eine eigene Philosophie und Theologie und reflektiert über ein Christentum, das an die wissenschaftliche Mentalität und das Streben nach Demokratie angepasst ist.
Lamennais hat die Kluft zwischen der katholischen Kirche und dem Geist der Moderne schmerzlich erlebt; er hat die Weichen für eine mögliche Versöhnung gestellt, die jedenfalls nur durch eine tiefgreifende Veränderung der Institution Kirche geschehen könnte.